Sur les ailes de l’empire, l'hydrobase de Boucherville 1937-1945

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Au temps jadis, l’Angleterre fût une puissance navale. Son empire s’étendait aux quatre coins du globe. Au début du XX’ siècle, elle prend le tournant de la navigation aérienne. Au cours du premier tiers du siècle, nous sommes témoins des progrès fulgurants.

D’Alcock et Brown, à Lindbergh, et plus tard aux dirigeables, plus rien ne semble interrompre le mouvement. L’Allemagne qui est sur les rangs prend l’initiative des airs en construisant une nouvelle génération d’appareil: le dirigeable Graz Zeppelin. Ne voulant pas se faire damer le pion, l’Angleterre emboite le pas avec un prototype dont les plus célèbres sont le R-100 et le R-101. Une véritable compétition s’installe entre les puissances de l’époque. En août 1930, les Britanniques réussissent la traverse de l’Atlantique avec le R-100.

Sa base en Amerique du Nord est située à l’aéroport de Saint-Hubert expressément construit pour recevoir les dirigeables. L’exploit est d’autant plus remarquable, car on venait de vaincre les perturbations atmosphériques Est-Quest qui, jusqu’alors, freinaient la conquête de l’Atlantique. L’Angleterre y voit par cette réussite la mise au jour prochain d’un réseau impérial de transport par dirigeable pouvant rivaliser avec les paquebots. Le 1 octobre 1930, le R-101 effectue un vol d’essai en direction de l’Egypte. Aux prises avec une violente tempête, il s’écrase en France. Cette catastrophe sonne le glas des mastodontes du ciel anglais et met fin à l’épopée du transport par dirigeable.

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